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	<description>issues on intangible cultural heritage - enjeux du patrimoine culturel immatériel</description>
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		<title>Quelque chose de plus qu’une succession de notes</title>
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		<pubDate>Sat, 25 May 2013 12:44:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
bétonsalon
Centre d’art et de recherche
9, Esplanade Pierre Vidal-Naquet
Rez-de-chaussée de la Halle aux Farines
Paris 75013
Du 22 mai au 20 juillet 2013
En 2003, l’Unesco établissait une Convention &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 13px; line-height: 19px;"><a href="http://www.patrimoineimmateriel.net/?attachment_id=1226" rel="attachment wp-att-1226"><br />
</a>bétonsalon</span></p>
<p>Centre d’art et de recherche<br />
9, Esplanade Pierre Vidal-Naquet<br />
Rez-de-chaussée de la Halle aux Farines<br />
Paris 75013</p>
<p>Du 22 mai au 20 juillet 2013</p>
<p>En 2003, l’Unesco établissait une Convention pour la sauvegarde du Patrimoine Culturel Immatériel,<br />
offrant une reconnaissance institutionnelle inédite à des pratiques de l’ordre du savoir-faire, de l’oralité, du geste ou du rituel. Selon cette convention, la notion de « patrimoine culturel immatériel » désigne les « pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire &#8211; ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés » &#8211; transmis de génération en génération par une communauté. Il est en permanence recréé en fonction de l’interaction du groupe avec son milieu, son histoire, et lui procure « un sentiment d’identité et de continuité, contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine ». Cette convention témoigne d’une évolution du concept de « patrimoine » vers une définition élargie, non plus strictement monumentaliste et occidentale. En dehors du bâti et des textes, elle inclut désormais l’oralité et les gestes pour reconnaître la diversité des formes d’expressions culturelles à travers le monde. L’ambition d’en assurer la préservation pose cependant question. Comment envisager la représentation de pratiques immatérielles ? Comment entreprendre leur «sauvegarde » sans pour autant les figer en un inventaire, et les réduire à une transcription ou réactivation nécessairement partielle et subjective ? Faut-il en définitive « conserver » ces pratiques immatérielles ou laisser libre cours à leurs mutations ?</p>
<p>À l’occasion des 10 ans de cette convention, l’exposition « Quelque chose de plus qu’une succession de<br />
notes » propose d’interroger les enjeux soulevés par la patrimonialisation de données culturelles par<br />
définition vivantes et en perpétuelle évolution. Tenter de classer et perpétuer les pratiques culturelles<br />
immatérielles, n’est-ce pas aller à l’encontre du mouvement organique qui les sous-tend, propre à la<br />
constitution, à l’évolution voire à la disparition des formes d’expression d’une communauté humaine ?<br />
Dans la mesure où les pratiques d’un groupe naissent et se métamorphosent toujours en fonction d’un<br />
contexte socio-économique précis, leur fixation en une forme atemporelle supposée représentative (au<br />
moyen d’enregistrements sonores, photographiques, vidéos, mais encore de témoignages ou d’éléments<br />
collectés sur le terrain) ne peut rendre compte de leurs variations et de leur labilité profonde.</p>
<p>La question de la préservation des pratiques culturelles immatérielles est complexe et présente de<br />
nombreux écueils. Le désir de mémoire et de représentation qu’elle suppose implique d’abord le risque<br />
de conduire à leur folklorisation, voire marchandisation. Ces pratiques représentent généralement un<br />
enjeu touristique pour la région concernée ; support d’intérêts économiques, si ce n’est politiques et<br />
nationalistes, elles sont alors progressivement éloignées des communautés qui les pratiquent, et réduites à des produits dérivés florissants dans les commerces &#8211; en contradiction avec la notion même de patrimoine<br />
culturel immatériel. Par ailleurs, la prise en charge de leur représentation par une institution &#8211; processus qui implique le prélèvement d’éléments représentatifs d’une réalité donnée pour les étudier ou exposer &#8211; comporte un risque de décontextualisation et de réification. À rebours du modèle muséal classique dont la fonction est de conserver, valoriser et rendre public le patrimoine matériel, l’enjeu est donc aujourd’hui de trouver comment aborder les dimensions immatérielles des cultures, et concevoir une muséographie à même d’incarner leur pluralité. Bon nombre de musées ethnographiques et de sciences naturelles comme le Musée Royal de l’Afrique Centrale de Tervuren, en Belgique, le musée Humboldt de Berlin, ou encore le MUCEM à Marseille, sont actuellement engagés dans une redéfinition du musée comme lieu d’exposition de pratiques vivantes. Afin d’éviter l’effet décontextualisant de l’espace muséal, il s’agit de faire place aux éléments historiques, économiques et sociaux qui contribuent à expliquer l’apparition d’une pratique, sa nature et sa fonction.</p>
<p>À la suite de l’exposition « Une légende en cache une autre » qui abordait en 2012 les questions éthiques,<br />
politiques et juridiques soulevées par les restitutions d’objets ethnographiques, « Quelque chose de<br />
plus qu’une succession de notes » prolonge la réflexion sur notre rapport à la culture de l’Autre en<br />
interrogeant les modalités et les limites de sa documentation. Toute occurrence d’une tradition, d’un<br />
rituel ou d’un geste est unique, et ne se répète jamais de manière identique. Le document matériel que<br />
le chercheur peut être amené à en produire ne pourra donc constituer qu’une représentation partielle<br />
et partiale : la captation sonore ou écrite d’un chant n’en traduira jamais les gestes ni ce qui se joue<br />
dans la relation interpersonnelle de ses interprètes, et ne restera qu’un exemple singulier parmi une<br />
infinité d’interprétations possibles. L’anthropologue Jack Goody, qui s’est attaché de nombreuses années à<br />
transcrire le chant du Bagre au Ghana, souligne ainsi dans un numéro de la revue Museum International<br />
consacré au patrimoine immatériel : « La transcription n’est en aucun cas un événement neutre. […] Le<br />
passage d’une récitation parlée à un texte écrit ne se résume pas à l’action qui consiste à enregistrer ce<br />
qui a été dit. Le procédé lui-même change la nature de l’oeuvre en attribuant une forme permanente à<br />
une réalité qui d’ordinaire subit des changements continuels, en donnant des fins de ligne et des fins de<br />
phrase visuelles à ce qui n’était peut-être que des légères pauses au cours de la narration, en éliminant<br />
des accompagnements musicaux, vocaux et gestuels. »</p>
<p>Face à l’impossibilité de représenter et d’interpréter de manière objective le vivant, l’exposition « Quelque chose de plus qu’une succession de notes » prend le parti, à l’image de certains courants de l’anthropologie contemporaine, d’assumer la subjectivité totale des transcriptions à l’oeuvre dans les travaux qu’elle présente. Elle relève l’incohérence qu’il y a finalement à vouloir dissocier les cultures humaines en un pan « matériel » et un autre « immatériel » &#8211; alors même que certains éléments dits « matériels », tels que les costumes, sont indissociables des pratiques « immatérielles » auxquelles ils sont associés. Au croisement de l’anthropologie, de l’histoire, de l’art et de la muséologie, l’exposition réunit des contributions de chercheurs, activistes et artistes dont les recherches et les oeuvres affirment la singularité irréductible des pratiques culturelles immatérielles. Loin de toute classification risquant de conduire à la simplification et normalisation de ces pratiques, « Quelque chose de plus qu’une succession de notes » se veut au contraire plurielle et polyphonique. Dessinant une muséographie à plusieurs voix qui reflète à la fois le point de vue des communautés, des chercheurs, et des créateurs, elle opère un glissement du champ de l’anthropologie à celui de l’art &#8211; ici réunis par l’observation, l’enregistrement du réel, la subjectivité du regard, et la variabilité profonde de leur objet.</p>
<p><a href="http://betonsalon.net/PDF/BS15_FINAL_OK_DOUBLES_LIGHT.pdf">Le catalogue de l&#8217;expo</a></p>
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		<title>Il Patrimonio Culturale Immateriale tra ricerca e restituzione: una sfida per i musei?/ Das Immaterielle Kulturerbe zwischen Forschung und Restitution: Eine Herausforderung für Museen?</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Feb 2013 09:18:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
				<category><![CDATA[presentation]]></category>

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		<description><![CDATA[Il Patrimonio Culturale Immateriale tra ricerca e restituzione: una sfida per i musei?/ Das Immaterielle Kulturerbe zwischen Forschung und Restitution: Eine Herausforderung für Museen?
Realizzato nell’ambito &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il Patrimonio Culturale Immateriale tra ricerca e restituzione: una sfida per i musei?/ Das Immaterielle Kulturerbe zwischen Forschung und Restitution: Eine Herausforderung für Museen?</p>
<p>Realizzato nell’ambito del progetto transfrontaliero “E.CH.I. – Etnografie italosvizzere per la valorizzazione del patrimonio immateriale”, il convegno approfondisce e pone a confronto diverse strategie e buone pratiche di documentazione e trasmissione del patrimonio culturale immateriale. In particolare affronta le sfide poste dai beni immateriali con i quali si vedono confrontati i musei: a) nella ricerca e nell’inventarizzazione del patrimonio culturale immateriale; b) in relazione alla sua restituzione alle<br />
comunità ed alla fruibilità da parte del pubblico.</p>
<p>Organisiert im Rahmen des transnationalen Projektes „E.CH.I. – italienisch-schweizerische<br />
Ethnographien zur Valorisierung des immateriellen Erbes“ ist diese Tagung den Strategien und Best-Practices in der Dokumentation und Vermittlung des immateriellen Kulturerbes gewidmet. Sie setzt sich mit den Herausforderungen auseinander, mit denen sich Museen konfrontiert sehen: a) bei der Erforschung und Inventarisierung des immateriellen Kulturerbes; b) in Bezug auf seine Restitution an die Gemeinschaften und die Nutzung durch das Publikum.</p>
<br/>(Contains <a href="http://www.patrimoineimmateriel.net/?p=1189#attachments">1 attachments</a>.)]]></content:encoded>
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		<title>La partecipazione  nella salvaguardia del patrimonio immateriale:  aspetti etnografici, economici e tecnologici.</title>
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		<pubDate>Wed, 30 Jan 2013 21:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ASPACI, La partecipazione nella salvaguardia del patrimonio immateriale: aspetti etnografici, economici e tecnologici.Supporto scientifico al WP «Strategie per la salvaguardia e la valorizzazione dei patrimoni &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>ASPACI, <em>La partecipazione nella salvaguardia del patrimonio immateriale: aspetti etnografici, economici e tecnologici</em></strong>.Supporto scientifico al WP «Strategie per la salvaguardia e la valorizzazione dei patrimoni immateriali in applicazione della Convenzione Unesco». Progetto «E.CH.I. &#8211; etnografie italo svizzere per la valorizzazione del patrimonio immateriale». P.O. di Cooperazione Transfrontaliera Italia Svizzera 2007-2013</p>
<p>La « partecipazione delle comunità » promossa dall’Unesco con la Convenzione per la salvaguardia del patrimonio culturale immateriale si impone oggi come una norma globale che chiama le istituzioni culturali a integrare le patrimonializzazioni profane nella fabbrica ufficiale dei beni culturali. Tale cambiamento amplia la sfera degli attori e modifica il loro ambito di intervento producendo una trasformazione  profonda del concetto stesso di patrimonio e dell’azione pubblica incaricata della sua gestione. Salutato come un trionfo democratico dalle ONG e dai militanti dei diritti culturali o denunciato come una deriva iperrelativista fondata su un’idea mitica di comunità dai professionisti del patrimonio, tale cambiamento è l’oggetto di una controversia importante. </p>
<p>Questa ricerca pluridisciplinare contestualizza l’emergenza dell’imperativo partecipativo nell’arena internazionale e ne indaga le declinazioni nella pratica etnografica, negli usi economici e nei nuovi media. Come è intesa la “partecipazione” degli attori sociali nella ricerca di campo? Quali metodologie sono state sperimentate per facilitarla? Qual è l’impatto sulla pratica della ricerca dei nuovi ruoli negoziati dai ricercatori e dai loro interlocutori? Da un punto di vista economico, il patrimonio culturale immateriale può essere considerato un bene comune? Quali politiche di governance possono essere adottate per favorirne la creazione, ricreazione e trasmissione? Il Web può trasformare i portatori di patrimonio da semplici informatori a soggetti attivi nel processo di salvaguardia e, in particolare, nella produzione degli inventari? Le potenzialità interattive di Internet possono creare nuove forme di partecipazione e di coinvolgimento dei cittadini ordinari?</p>
<p>La presentazione di alcuni dispositivi partecipativi e l’analisi critica del loro funzionamento forniscono degli elementi comparativi utili per la sperimentazione di nuovi approcci capaci di associare i cittadini ordinari all’identificazione, salvaguardia e valorizzazione dei beni culturali e di far dialogare il più tradizionale approccio tecnico- scientifico con la soggettività dei valori espressi dagli attori sociali.</p>
<p><strong>Sommario</strong></p>
<p>Introduzione<br />
Chiara Bortolotto</p>
<p>Partecipazione, antropologia e patrimonio<br />
Chiara Bortolotto</p>
<p>La partecipazione delle comunità: aspetti tecnologici<br />
Marta Severo </p>
<p>La partecipazione delle comunità: aspetti economici<br />
Francesca Cominelli </p>
<p>La partecipazione delle comunità al diritto internazionale<br />
Compendio dei testi degli strumenti internazionali<br />
Sabrina Urbinati</p>
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		<title>Gli inventari del PCI e la partecipazione delle comunità. L’esperienza dei workshop di capacity building</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jan 2013 14:44:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
				<category><![CDATA[communities]]></category>
		<category><![CDATA[invited contributions]]></category>
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		<category><![CDATA[capacity building]]></category>
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		<description><![CDATA[Chiara Bortolotto, intervento al convegno &#8220;Il patrimonio culturale immateriale tra società civile, ricerca e istituzioni/The Intangible Cultural Heritage between civil society, research and institutions&#8221;, 24 &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chiara Bortolotto, intervento al convegno &#8220;Il patrimonio culturale immateriale tra società civile, ricerca e istituzioni/The Intangible Cultural Heritage between civil society, research and institutions&#8221;, 24 &#8211; 25 gennaio 2013, Milano, Regione Lombardia</strong></p>
<p>Tramite l’attività di “capacity bulding” l’Unesco promuove i principi della Convenzione per la salvaguardia del patrimonio culturale immateriale e assiste gli Stati nella definizione di programmi di applicazione di quest’ultima. </p>
<p>Questo intervento cerca di analizzare alcuni aspetti della strategia di capacity building attraverso un’analisi riflessiva del mio coinvolgimento in questo programma. Qual è l’impatto dei principi di uno standard internazionale su quelli esistenti delle politiche nazionali o della pratica istituzionale? Più specificamente, quali sono le reazioni degli addetti ai lavori di fronte all’approccio proposto dall’Unesco che modifica il rapporto tradizionale tra ricercatori (antropologi e altri professionisti del patrimonio) e i cosiddetti “portatori” di quest’ultimo, ovvero gli attori che riproducono le pratiche erette al rango di patrimonio. </p>
<br/>(Contains <a href="http://www.patrimoineimmateriel.net/?p=1169#attachments">1 attachments</a>.)]]></content:encoded>
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		<title>Heritage Regimes and the State. Edited by Regina Bendix; Aditya Eggert &amp; Arnika Peselmann, Göttingen: Universitätsverlag Göttingen, 2012.</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Nov 2012 13:52:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
				<category><![CDATA[policies]]></category>
		<category><![CDATA[publications]]></category>
		<category><![CDATA[heritage regimes]]></category>

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		<description><![CDATA[Regina Bendix; Aditya Eggert &#038; Arnika Peselmann (eds.), 2012. Heritage Regimes and the State. Göttingen: Universitätsverlag Göttingen.
What happens when UNESCO heritage conventions are ratified by &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Regina Bendix; Aditya Eggert &#038; Arnika Peselmann (eds.), 2012. Heritage Regimes and the State. Göttingen: Universitätsverlag Göttingen.</p>
<p>What happens when UNESCO heritage conventions are ratified by a state? How do UNESCO’s global efforts interact with preexisting local, regional and state efforts to conserve or promote culture? What new institutions emerge to address the mandate? The contributors to this volume focus on the work of translation and interpretation that ensues once heritage conventions are ratified and implemented. With seventeen case studies from Europe, Africa, the Carib- bean and China, the volume provides comparative evidence for the divergent heritage regimes generated in states that differ in history and political orga- nization. The cases illustrate how UNESCO’s aspiration to honor and celebrate cultural diversity diversifies itself. The very effort to adopt a global heritage regime forces myriad adaptations to particular state and interstate modalities of building and managing heritage.</p>
<p><strong>Contents </strong></p>
<p>Preface<br />
Contributors</p>
<p>Regina F. Bendix, Aditya Eggert and Arnika Peselmann:<br />
Introduction: Heritage Regimes and the State<br />
Kristin Kuutma:<br />
Between Arbitration and Engineering Concepts and Contingencies in the Shaping of Heritage Regimes</p>
<p><strong>The Reach of (Post-)Colonial Sentiment and Control</strong></p>
<p>Adelheid Pichler:<br />
The Dynamics of Heritage Choice and Heritage Regimes in the “Making of Old Havana”<br />
Maria Cardeira da Silva:<br />
Castles Abroad. Nations, Culture and Cosmopolitanisms in African Heritage Sites of Portuguese Origin<br />
Philip W. Scher:<br />
Uneasy Heritage: Ambivalence and Ambiguity in Caribbean Heritage Practices<br />
Anaïs Leblon:<br />
A Policy of Intangible Cultural Heritage between Local Constraints and International Standards: “The Cultural Space of the yaaral and the degal</p>
<p><strong>Layers of Preservation Regimes and State Politics </strong></p>
<p>Katia Ballacchino:<br />
Unity Makes&#8230;Intangible Heritage: Italy and Network Nomination<br />
Cristina Sánchez-Carretero:<br />
Heritage Regimes and the Camino de Santiago: Gaps and Logics<br />
Máiréad Nic Craith:<br />
Heritage Politics and Neglected Traditions: A Case-Study of Skellig Michael<br />
Nicolas Adell:<br />
The French Journeymen Tradition: Convergence between French Heritage Traditions and UNESCO’s 2003 Convention<br />
Markus Tauschek:<br />
The Bureaucratic Texture of National Patrimonial Policies<br />
Gabriele Mentges:<br />
The Role of UNESCO and the Uzbek Nation Building Process<br />
Ullrich Kockel:<br />
Borders, European Integration and UNESCO World Heritage: A Case Study of the Curonian Spit </p>
<p><strong>States and their ‘Thing’: Selection Processes, Administrative Structures, and Expert Knowledge</strong></p>
<p>Caroline Bodolec:<br />
The Chinese Paper-Cut: From Local Inventories to the UNESCO Representative List of the Intangible Cultural Heritage of Humanity<br />
Chiara Bortolotto:<br />
The French Inventory of Intangible Cultural Heritage: Domesticating a Global Paradigm into French Heritage Regime<br />
Alessandra Broccolini:<br />
Intangible Cultural Heritage Scenarios within the Bureaucratic Italian State<br />
Florence Graezer Bideau:<br />
Identifying “Living Traditions” in Switzerland: Re-enacting Federalism through the UNESCO Convention for the Safeguarding of Intangible Cultural Heritage<br />
Laurent-Sébastien Fournier:<br />
Intangible Cultural Heritage in France: From State Culture to Local Development<br />
Jean-Louis Tornatore:<br />
Anthropology’s Payback: “The Gastronomic Meal of the French”. The Ethnographic Elements of a Heritage Distinction </p>
<p><strong>Closing Commentaries </strong></p>
<p>Donald L. Brenneis:<br />
Sand, Stability and Stakeholders<br />
Rosemary J. Coombe:<br />
Managing Cultural Heritage as Neoliberal Governmentality<br />
Laurajane Smith:<br />
Discussion</p>
<p><strong>A Comparative Assessment</strong></p>
<p>Chiara De Cesari: Thinking Through Heritage Regimes</p>
<p><strong>Online:<a href="http://webdoc.sub.gwdg.de/univerlag/2012/GSCP6_Bendix.pdf "> http://webdoc.sub.gwdg.de/univerlag/2012/GSCP6_Bendix.pdf </a></strong></p>
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		<item>
		<title>Authenticity and Intangible Heritage. A divorcing couple?</title>
		<link>http://www.patrimoineimmateriel.net/?p=1112</link>
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		<pubDate>Thu, 07 Jun 2012 22:06:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
				<category><![CDATA[policies]]></category>
		<category><![CDATA[presentation]]></category>
		<category><![CDATA[sections]]></category>
		<category><![CDATA[authenticity]]></category>

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		<description><![CDATA[Chiara Bortolotto, paper for the Inaugural conference of the Association of Critical Heritage Studies, University of Gothenburg, 5-8 June 2012.

Among the many implications of intangible &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chiara Bortolotto, paper for the Inaugural conference of the Association of Critical Heritage Studies, University of Gothenburg, 5-8 June 2012.<br />
</strong></p>
<p>Among the many implications of intangible heritage for re-theorising heritage, the abolition of authenticity as a criterion for heritage identification in the framework of the Unesco ICH Convention stands as a key issue. This paper presents the Unesco argument against this idea and compare it first to the point of view of local experts and secondly to that of heritage stakeholders. Western anthropological theory has discarded the idea of “authentic traditions” since at least three decades. How did Unesco react to this theoretical shift? Did the “invention of tradition” debate influence the experts involved in the safeguarding of ICH in non-western contexts? What does “authenticity” mean for the “bearers” of ICH? Are the notion of heritage and its practice ultimately separable from the idea of authenticity?<br />
In order to present and discuss these issues I will draw from ethnographic observation of the Unesco meeting, from participant observation in capacity building organized by Unesco at the national level, and from a comparative analysis of the nomination files of the elements inscribed in the International lists of ICH of humanity in 2010 and 2011.</p>
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		<item>
		<title>publications // Inventari del patrimonio immateriale: top-down o bottom-up?</title>
		<link>http://www.patrimoineimmateriel.net/?p=1105</link>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 11:51:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Unesco]]></category>
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		<description><![CDATA[“Partecipazione” e “comunità” sono concetti chiave delle politiche di salvaguardia del patrimonio immateriale promosse dall’Unesco. La Convenzione Unesco del 2003 richiede agli Stati di redigere &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>“Partecipazione” e “comunità” sono concetti chiave delle politiche di salvaguardia del patrimonio immateriale promosse dall’Unesco. La Convenzione Unesco del 2003 richiede agli Stati di redigere degli inventari nazionali, coinvolgendo le comunità nelle operazioni di identificazione e descrizione del patrimonio. La creazione di tali inventari a livello nazionale esplicita la diversità degli approcci di gestione del patrimonio immateriale adottati localmente e dimostra come la cultura istituzionale di ogni paese condizioni l’applicazione di un programma ‘universale’ definito su scala globale.</p>
<p>In questo articolo vengono descritti due progetti di inventario, realizzati in Venezuela e in Scozia, che propongono un approccio <em>bottom-up</em> all’identificazione e inventariazione di pratiche culturali. Tale approccio implica la necessità di adottare strumenti politici, sociali e tecnologici innovativi di coinvolgimento delle comunità. Un’analisi dei loro principi fondatori e degli strumenti tecnologici che strutturano tali inventari, permetterà di  esplicitare il loro approccio : in che termini viene intesa la partecipazione? Come si definiscono le “comunità” nella pratica dell’identificazione? Come è intesa la “restituzione” del processo di identificazione? Come si definiscono e si articolano i ruoli dei professionisti (gli antropologi) e degli attori sociali? Quale contributo possono portare le nuove tecnologie di Internet in questi progetti?</p>
<p><strong>C. Bortolotto, M. Severo, « Inventari del patrimoinio immateriale : top down o bottom up ? », in <em>Antropologia museale</em>, n.28/29, autunno 2011, pp. 24-32.</strong></p>
<p><a href="http://www.simbdea.it/index.php?option=com_content&amp;task=view&amp;id=15&amp;Itemid=30">Website &gt;&gt;</a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Publications // Intangible Cultural Heritage Webs 2012</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 20:39:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marta severo</dc:creator>
				<category><![CDATA[communities]]></category>
		<category><![CDATA[publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Authors: M. Severo, T. Venturini
Title: Intangible Cultural Heritage Webs. Comparing national networks with digital methods
Article under review by a peer-review international journal
The 2003 UNESCO Convention for the &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Authors: <strong>M. Severo, T. Venturini</strong></p>
<p>Title: Intangible Cultural Heritage Webs. Comparing national networks with digital methods</p>
<p><em>Article under review by a peer-review international journal</em></p>
<p>The 2003 UNESCO Convention for the safeguard of intangible cultural heritage (ICH) is addressed to the States and assigns them several tasks. However, no State can accomplish all these tasks without mobilizing a wide network of institutions, associations, and individuals. The national ICH policies intersect, overlap, and often transform the existing relationships among these actors. This study aims at comparing several national networks (France, Italy, and Switzerland) involved in the implementation of the 2003 UNESCO Convention to highlight national trends and specificities. The analysis has employed an innovative methodology based on digital methods and is aimed at exploring the landscapes of websites dedicated to the intangible heritage. By analyzing the hyperlinking strategies of ICH actors, we have identified the specific web topology of each nation, showing which actors are central and peripheral, whether clusters or cliques are formed, and who plays the roles of authority and hub.</p>
<p>Web crawling: December 2011.</p>
<p>In order to interpret the maps, please note that:<br />
1) The position of the nodes depends on their connections. Two nodes are close if they are linked or if they are linked to the same nodes.<br />
2) The dimension of the nodes is proportional to their ‘indegree’, the fact of being linked by many other nodes.<br />
3) The color of the nodes depends on the categorization that I manually imposed to them.</p>
<p><strong>Other images on <a href="http://www.martasevero.com/?p=112">www.martasevero.com</a></strong></p>
<p style="text-align: left;">Figure 1. Heatmap of the Italian network of the ICH websites (colored by type) <strong></strong></p>
<div style="text-align: center;"><a href="http://www.patrimoineimmateriel.net/?attachment_id=1088" rel="attachment wp-att-1088"><img class="aligncenter size-large wp-image-1088" title="italia_type" src="http://www.patrimoineimmateriel.net/wp-content/uploads/2012/03/italia_type-500x500.png" alt="" width="500" height="500" /></a></div>
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		<title>Le patrimoine culturel immatériel: enjeux d&#8217;une nouvelle catégorie</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Sep 2011 20:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>chiara bortolotto</dc:creator>
				<category><![CDATA[policies]]></category>
		<category><![CDATA[publications]]></category>

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		<description><![CDATA[Chiara Bortolotto (sous la direction de), Le patrimoine culturel immatériel: enjeux d&#8217;une nouvelle catégorie, Editions de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 2011.
Avec la &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Chiara Bortolotto (sous la direction de), <em>Le patrimoine culturel immatériel: enjeux d&#8217;une nouvelle catégorie</em>, Editions de la Maison des sciences de l’homme, Paris, 2011.<br />
Avec la collaboration de Annick Arnaud et Sylvie Grenet.</strong></p>
<p>Qu’est-ce que le patrimoine culturel immatériel ? Pourquoi inventer une nouvelle catégorie de patrimoine dans un monde déjà obsédé par la conservation des traces du passé ? Peut-on protéger des expressions culturelles vivantes sans les figer ? À qui revient la charge de le faire ? À qui appartient ce patrimoine ? Ce volume tente de répondre à ces questions à travers une analyse des politiques culturelles récemment engagées par l’Unesco avec la Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003).<br />
Cette catégorie patrimoniale, qui suscite des attentes et un engouement croissants parmi les acteurs sociaux et politiques à l’échelle planétaire, est à l’origine de controverses animées entre acteurs institutionnels et scientifiques. Modelée sur une acception anthropologique de culture, la notion de patrimoine immatériel interroge en premier lieu les ethnologues qu’ils choisissent de s’investir dans le chantier de construction de ce patrimoine, ou d’observer à distance « l’effet Unesco » .<br />
Au cœur du débat anthropologique contemporain, l’institution du patrimoine immatériel est trop récente pour avoir déjà fait ses preuves. Mais les difficultés qu&#8217;elle pose tant aux acteurs sociaux qu’aux institutions, en France comme à l’étranger, montrent que les politiques du patrimoine immatériel, loin d&#8217;élargir simplement le champ patrimonial, proposent des changements plus profonds. Les contributions recueillies dans ce volume en analysent certains des limites et potentialités.</p>
<p>Les auteurs : Gil Bartholeyns, Regina Bendix, Daniel Bonvoisin, Laurent Sébastien Fournier, Valdimar Tr. Hafstein, Ignazio Macchiarella, Frédéric Maguet, Dorothy Noyes, Carlos Sandroni, Jean-Louis Tornatore.</p>
<p><strong><a href="http://terrain.revues.org/14447">Lire l&#8217;introduction</a></strong></p>
<p><strong><a href="http://www.editions-msh.fr/livre/?GCOI=27351100905770" target="_blank">Acheter le livre : Les Éditions de la Maison des sciences de l&#8217;homme </a></strong></p>
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		<title>Nouveaux territoires et nouveaux patrimoines : le patrimoine culturel des migrants connectés</title>
		<link>http://www.patrimoineimmateriel.net/?p=998</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2011 17:46:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>marta severo</dc:creator>
				<category><![CDATA[projects]]></category>
		<category><![CDATA[technologies]]></category>
		<category><![CDATA[communities]]></category>
		<category><![CDATA[Convention]]></category>
		<category><![CDATA[immigration]]></category>
		<category><![CDATA[intangible cultural heritage]]></category>
		<category><![CDATA[multimedia]]></category>
		<category><![CDATA[musées]]></category>
		<category><![CDATA[oral culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Axe de recherche coordonné par Marta Severo dans le cadre du programme Tic-migrations de la Fondation Maison des Sciences de l&#8217;Homme.
La relation entre patrimoine culturel &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Axe de recherche <em>coordonné par Marta Severo dans le cadre du<a href="http://ticmigrations.fr" target="_blank"> programme Tic-migrations de la Fondation Maison des Sciences de l&#8217;Homme</a>.</em></p>
<p>La relation entre patrimoine culturel et territoire n’a jamais été simple. S’il est vrai que une culture ne peut naître que d’un territoire et des communautés que ce territoire héberge et nourrit, il est aussi vrai que les patrimoines ont toujours suivi les déplacements des leurs communautés. D&#8217;un côté, tout patrimoine est marqué par l&#8217;hérédité du contexte juridique, politique, social et environnemental dans lequel il a été créé. De l&#8217;autre côté, l&#8217;évolution et la transmission du patrimoine se nourrit souvent de contaminations, mélanges, translations.</p>
<p>Cela est vrai, en particulier, pour le patrimoine culturel des communautés migrantes. La &#8216;portabilité&#8217; des patrimoines migrants est souvent un casse-tête pour les institutions nationales et internationales chargées de leurs gestions. La récente entrée en vigueur de la Convention UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (2003) a rendu ce thème particulièrement actuel. La Convention impose aux États parties l’identification et la protection de « pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire &#8211; ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés &#8211; que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel » (art.2). Clairement, telle définition n’aide pas les gouvernements à identifier le patrimoine sur base territoriale et encore moins à définir la place des patrimoines des migrants. À quel territoire appartient, par exemple, une fête originaire du sud de l&#8217;Italie, mais qui n&#8217;est désormais célébrée que pour une communauté aux Etats-Unis ? À qui revient la responsabilité de la conservation de la multitude de linguae francae développées pour permettre la communication entre communautés migrantes et sociétés d&#8217;accueil ?</p>
<p>Ces phénomènes d&#8217;hybridation sont aujourd&#8217;hui multipliés et accélérés par le processus de déterritorialisation due à la diffusion des médias électroniques (ou plutôt la re-définition du concept du territoire qu&#8217;ils comportent). L’usage massif de technologies mobiles et d’Internet (notamment des médias sociaux) accentue la portabilité des patrimoines migrants et favorises la production de nouveaux mélanges et contaminations. Qu&#8217;est-ce que change quand une grand-mère apprenne sa petite fille un chant traditionnel par téléphone ou par Skype ? Quel impact peut cela avoir sur le chant lui-même et sur sa transmission future ?</p>
<p>Ce axe veut étudier le patrimoine des migrants, et notamment le patrimoine culturel immatériel des migrants et les enjeux de sa gestion. Attention spéciale sera dédiée aux nouveaux territoires de production patrimoniale fournis par les technologies mobiles et par les médias sociaux et aux patrimoines qui y sont générés et transmis.<br />
<strong>II &#8211; Les musées de la migration à face aux nouvelles technologies</strong></p>
<p>L’émergence récente de musées des migrations est un phénomène intéressant qui pourrait contribuer à la création d’une identité nouvelle et multiple, à l’échelle à la fois individuelle et collective. A l’exemple des Etats-Unis avec Ellis Island, l’Australie, le Canada, et plus récemment un certain nombre de pays européens – France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Suisse et au Royaume-Uni – ont créés des lieux afin de faciliter la transmission entre les générations ainsi que les rencontres entre les migrants et les populations d’accueil, à travers le récit de leur histoire personnelle.<br />
Ces initiatives semblent poursuivre trois objectifs : la reconnaissance des contributions des migrants à leur société d’accueil ; l’intégration en renforçant le sens de l’appartenance ; un objectif de sensibilisation en déconstruisant les stéréotypes diffusés autour de l’immigration et suscitant l’empathie parmi les populations d’accueil.<br />
Les musées des migrations sont confrontés à des défis communs, en ce qu’ils ont tous pour ambition de devenir, au-delà d’un simple lieu de conservation et d’exposition, un espace animé par des rencontres et des débats. Le défi n’est pas tant d’attirer les intellectuels, les universitaires, les historiens, les visiteurs traditionnels de musées, autrement dit les personnes déjà converties. Il s’agit bien d’avantage d’éveiller la curiosité du grand public et des migrants eux-mêmes.<br />
Cet axe mettra l&#8217;accent sur le rôle clé que les technologies Internet peuvent jouer pour soutenir l&#8217;action des musées des migrations. Ce rôle sera analysé à deux niveaux différents.<br />
À un premier niveau, nous étudierons l&#8217;utilisation des technologies web et des réseaux sociaux par les musées. D&#8217;une part, les sites Web de musées, d&#8217;archives et les institutions peuvent recueillir des témoignages, des photos et autres documents essentiels pour préserver et diffuser la mémoire des migrations (Museu da e das Comunidades Emigração, AltreItalie, Domit etc.) D&#8217;autre part, des sites Web peut devenir un point de rencontre où les migrants peuvent partager leurs expériences (Moving Here, Cité nationale de l&#8217;histoire de l&#8217;immigration, 19 Princelet Street).<br />
A un deuxième niveau, nous étudierons les réseaux que ces musées arrivent à créer et animer grâce à la cartographie du Web. Cette méthode permet de dessiner un réseau des relations entre ces musées et d’autres acteurs, institutions, associations, mais aussi individus sur la base des connexions hypertextuelles qui relient leurs sites web. L’idée de base de cette méthode est que la décision d’ajouter un hyperlien vers un site témoigne de l’existence d’une relation, au moins de connaissance, entre les deux entités que les sites représentent. Nous partirons par l’analyse des réseaux des différents musées, considérés en manière isolée, mais nous chercherons d’arriver à l’identification du réseau global qui met en communication ces structures qui aboutissent une mission similaire dans plusieurs pays autour du monde entier. Finalement, biais une procédure de classification et spasialisation des acteurs, nous approfondirons les liaisons entre migrants et populations d’accueil dans ces réseaux.</p>
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